Révolutions
A propos du spectacle
L'Orchestre National d'Île‐de‐France et le pianiste Cédric Tiberghien interprètent des oeuvres choisies de Tchaïkovski et de Beethoven sous le bâton d'Enrique Mazzola.
Du classicisme au romantisme, rien de moins qu’une révolution !
Remise en question des codes, exaltation des sentiments… la Symphonie n°3 de Tchaïkovski, dite "Polonaise", qui fut composée en 1875 à partir de cinq mouvements – et non plus quatre habituellement — remet en cause la forme classique de la symphonie. Cette symphonie enchaine des « états affectifs » très différents les uns des autres, concluant avec le cinquième mouvement Tempo di Polacca. Elle annonce le changement et la maturité à venir chez Tchaïkovski.
Beethoven, lui, met en place, dans son Premier concerto pour piano, composé en 1801, une révolution qui ne sera jamais remise en question : considérer que le soliste puisse s’affranchir de l’orchestre pour jouer en face de lui, voire « contre » lui. Car pour Beethoven, c’est le héros révolutionnaire qui sert de modèle, celui qui s’était affranchi du passé et de l’ordre établi pour créer un monde nouveau.