Le Concerto L'Empereur de Beethoven
A propos du spectacle
Un concert de pure élégance. En lever de rideau, la musique de scène commandée à Beethoven pour l’inauguration d’un théâtre à Budapest et qui accompagnait une pièce célébrant Étienne, fondateur de la Hongrie.
Puis son dernier Concerto pour piano, commencé à la même période. La forme y est incroyablement maîtrisée. Beethoven, génial pianiste lui‐même, ligote les virtuoses trop imbus d’eux‐mêmes, les bêtes de scène de l’époque. Un mouvement s’enchaîne à l’autre, l’improvisation n’est plus laissée au bon plaisir des interprètes mais figurée, simulée dans la composition. L’intégration du piano à la matière symphonique est telle qu’ajouter au programme une symphonie de Beethoven n’apporterait rien de plus. Juraj Valčuha choisit donc plutôt l’Écossaise de Mendelssohn aux sonorités parfois si mystérieuses. Mais l’œuvre, entamée après une visite en Écosse qui émut particulièrement le compositeur, fut achevée de retour d’Italie. Et de fait, voici une symphonie vive, volante et jubilatoire, l’occasion de retrouver un compositeur toujours trop rare au concert.