Der Untergeher: Les concerts du dimanche de Clärchen dans la Salle des Miroirs
B‐Mitte, Clärchens Ballhaus — Spiegelsaal
A propos du spectacle
Nichée au cœur animé de la capitale allemande, lancez‐vous dans une aventure sonore dans l’un des lieux les plus réputés de la ville. La Salle des Miroirs du Clärchens Ballhaus séduit par ses plafonds vertigineux et ses murs étincelants, qui dégagent une patine unique. Célèbre pour sa superbe acoustique, elle s’impose comme une destination de choix pour les concerts.
Le narrateur de cet ouvrage, publié en 1983, vit à Madrid et rédige une thèse sur le pianiste canadien Glenn Gould, « le plus grand virtuose du piano du siècle », qui, au sommet de son art, a cessé de jouer. Alors qu’il se trouve à Madrid, le narrateur reçoit un télégramme lui annonçant les funérailles de son ami Wertheimer, qui s’est donné la mort. Les trois hommes s’étaient rencontrés à Salzbourg lors d’un stage de musique animé par Horowitz. Il devint rapidement évident que Glenn Gould était le plus grand génie. Submergé par la puissance même de ce génie, le narrateur devint un « artiste philosophique », un critique de son époque, et surtout un critique de l’Autriche, tandis que Wertheimer, quant à lui, sombrait dans une dépression existentielle irréversible.
Au cœur des réflexions de « Der Untergeher » se trouve la comparaison détaillée que fait le narrateur à la première personne avec Wertheimer, qui se transforme en confrontation entre deux modèles de vie différents malgré leurs points de départ similaires.
Johann von Bülow prête désormais sa voix à ce récit à la fois tragique et humoristique, faisant habilement ressortir les nuances entre larmes et rires. La lecture est accompagnée d’une œuvre musicale qui, aujourd’hui encore, est presque toujours citée dans le même souffle que Glenn Gould : les Variations Goldberg de Jean‐Sébastien Bach, interprétées dans une instrumentation rarement entendue par un trio à cordes composé de David Adorján, Rahel Rilling et Gabriel Adorján.
Thomas Bernhard (1931–1989) est considéré comme l’un des écrivains les plus importants d’Autriche. Traduit dans plus de quarante langues, il est aujourd’hui considéré comme un écrivain de renommée internationale. Auteur de poèmes, de nouvelles, de romans et de pièces de théâtre, il a créé une œuvre qui compte parmi les réalisations littéraires les plus marquantes du XXe siècle. Aujourd’hui encore, et au‐delà du monde germanophone, l’œuvre de Bernhard continue de susciter à la fois un écho durable auprès du public et un débat savant permanent, souvent controversé. En 1963, après la publication de plusieurs recueils de poésie, il s’est imposé sur la scène littéraire avec le roman *Frost*. De nombreux autres romans et nouvelles se sont succédé à un rythme soutenu : *Amras* (1964), *Verstörung* (1967), *Das Kalkwerk* (1970), *Korrektur* (1975), *Der Untergeher* (1983), *Alte Meister* (1985) et *Auslöschung* (1986). À partir de 1970, Bernhard s’est également imposé comme l’un des dramaturges germanophones les plus accomplis, avec au total dix‐huit pièces créées. Il a été récompensé par des prix tels que le prix Georg Büchner (1970), le Premio Letterario Internazionale Mondello (1983) et le prix Médicis (1988).
Informations pratiques
Catégorie « reduced/ermäßigt » : valable pour les étudiants munis d'une carte d'étudiant et les enfants
Veuillez noter que la galerie des Glaces n'est pas accessible aux fauteuils roulants.
Programme
- Thomas Bernhard – Musikalische Lesung „Der Untergeher“
- Jean‐Sébastien Bach – Goldberg Variationen (arr. für Streichtriio)
Artistes
| Violon: | Gabriel Adorján |
|---|---|
| Narrateur: | Johann Von Bülow |
| Violon: | Rahel Maria Rilling |
| Violoncelle: | David Adorjan |
Adresse
Clärchens Ballhaus, Auguststraße 24/25, B‐Mitte, Allemagne — Google Maps