Mozart & Strauss: Les Dissonances

A propos du spectacle

Le mois de mai est placé cette année à Dijon sous le signe de Mo­zart. Aucun an­ni­ver­saire en vue pour­tant, c’est uni­que­ment pour le plai­sir de l’es­prit et des sens qu’une série de concerts lui est en par­tie consa­crée, car au‐delà des né­ces­saires cé­lé­bra­tions, la mu­sique est notre pain quo­ti­dien.

C’est avec deux par­ti­tions ma­jeures que tout com­mence… Qu’y‐a-t‐il avant les trois der­nières sym­pho­nies? Un chef‐d’œuvre de force et de joyeuse vi­ta­lité com­posé pour la ville qui a le plus fêté Mo­zart de son vi­vant, Prague. La ma­jesté so­len­nelle de l’in­tro­duc­tion est‐elle un hom­mage à l’ex­tra­or­di­naire cité qui vient de faire un triomphe aux Noces de Fi­garo? C’est pour­tant de l’uni­vers de La Flûte en­chan­tée que la Sym­pho­nie no 38 semble la plus proche, où toute ten­sion se ré­sout par un sur­croît de lu­mière et de mou­ve­ment. Ul­time et dia­phane concerto de Mo­zart, le Concerto pour cla­ri­nette nous fait pé­né­trer dans le mys­té­rieux èthos qui plane sur la der­nière année du com­po­si­teur: lu­mière au­tom­nale et se­reine, li­berté ab­so­lue de l’ins­pi­ra­tion qui se coule dans la forme sans au­cune contrainte, dé­can­ta­tion spi­ri­tuelle qui touche aux plus hautes to­na­li­tés de l’âme, toutes qua­li­tés qui sont in­sé­pa­rables du pro­jet même du col­lec­tif des Dis­so­nances.

Et Strauss? Avant d’être le plus fa­meux com­po­si­teur de poèmes sym­pho­niques de son temps, c’est vers les clas­siques et Mo­zart que se tourne le jeune Mu­ni­chois, comme en té­moigne cette Ro­mance de 1883, uni­vers vers le­quel le mo­der­niste re­vien­dra tout au long de sa vie.

Cello, Fran­çois Salque
Clarinette, Vincent Al­be­rola

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